21 grammes = ma valeur réelle ?
avril 16th, 2009 par sandraUn médecin américain Duncan MacDougall a dévelopé une théorie comme quoi au moment de notre mort, l’être humain perdrait 21 grammes. La question qui se pose alors est : “A quoi peut bien correspondre ces 21 grammes ?” 21 grammes. Le poids de 5 pièces de monnaie. Le poids d’une barre chocolatée. Est-ce le poids de notre âme ?
Je crois n’avoir jamais autant réalisée à quel point la vie, ou en tout cas la vie qu’on connaît aujourd’hui, était futile. Nous nous écroulons sous un matérialisme étouffant, qui nous fait perdre chaque jour de plus en plus la valeur de la vie. La vie, ce n’est pas avoir un travail, ni de l’argent, ni des objets de valeurs, ni des loisirs, ce n’est même pas les choses que nous avons accompli et dont nous sommes fières. Tout cela n’est que futilité, du vent. Toutes ces choses peuvent nous être arrachées du jour au lendemain. Nous pouvons tout perdre en l’espace d’une minute. La notion d’argent n’a jamais perdu autant de valeur qu’en 2009. Une seconde, un krach boursier et les plus grands symboles de succès des nations s’effondrent. Et si nous perdons tout, que nous reste t-il ?
On se réveille et on s’aperçoit que la vie telle qu’on la connaît n’a aucun sens. Les banques chancellent, les agents immobiliers s’arrachent les cheveux, un raz de marée et 100000 personnes meurent, un incendie s’allume et de milliers d’hectares sont détruits. Que nous reste t-il alors ?
Notre vie n’est pas définie et ne doit pas l’être (contrairement aux idées du 21ème siècle) par des critères sociaux, économiques. Nos efforts ici-bas ne valent rien, dans le sens où, imaginons que nous placons toutes nos économies dans des actions. La bourse s’écroule, les actions chutent et nous perdons tout notre argent en l’espace de quelques secondes. Avons-nous alors tout perdu ?
Notre vie se résume t-elle alors à ces 21 grammes que nous perdons à l’heure de notre mort ? Nous avons perdu le sens des valeurs. La société a mis sa plus grande valeur dans l’argent, la réussite, le carriérisme. Et la colère de Dieu s’abat sur eux. Henry David Thoreau a dit : ” Les plus grands biens et les plus grandes valeurs sont loin d’avoir été reconnus. Nous en venons facilement à en douter. Bientôt nous les oublions. Ils sont pourtant la plus haute réalité…La vraie moisson de ma vie quotidienne est quelque chose d’aussi intangible et d’aussi indescriptible que les teintes du matin et du soir. C’est un peu de poussière d’étoile, c’est un morceau d’arc-en-ciel que j’ai attrapé.”
Les ruissements de l’eau, les grondements des orages, les claquements des vagues sur les roches, la nature dirigée par Dieu, se rient de la futilité de la vie. Appelez les choses par leurs vrais noms. Une âme, 21 grammes, a plus d’importance que tous les gros chiffres du monde, que des milliards. Ne basons pas notre vie sur des valeurs matérielles (argent, objets high-tech) ou personnelles (une confiance indestructible en soi, une certaine arrogance “rien ne peut m’arriver”). Basons la uniquement sur Dieu, car ce que nous possédons de plus haute valeur est notre âme.
” A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perdait son âme ?” Jésus, dans Luc chapitre 9 verset 25 (La Bible).








